visuel axe 2Cet axe est adossé à une réflexion théorique au carrefour de plusieurs développements historiographiques porte principalement sur l’histoire atlantique. Elle doit être considérée aussi comme une matrice théorique devant être mise à l’épreuve, un réservoir de problématiques en dialogue avec d’autres espaces au fonctionnement comparable (et non similaire) et en contact évident avec l’Atlantique. Naturellement, un tel projet mène à l’histoire connectée, globale, transnationale ou mondiale, dont la variété des appellations dit une certaine imprécision, parfois due sans doute à l’ampleur des espaces traités. A partir de cet arrière-plan théorique, trois grandes thématiques ont été retenues.

Les espaces des relations internationales


Les relations internationales sont toujours inscrites dans un rapport à l’espace qui contribue à leur intelligibilité. Au-delà des rivalités de puissance pour le contrôle de certaines régions, il s’agit d’étudier les espaces qui ne sont pas administrés par une puissance unique et qui imposent, par conséquent, une coopération internationale. Nous nous intéresserons ainsi aux questions relatives à la liberté des mers et à l’hégémonie maritime ; à l’universalité de la norme encadrant le dialogue international. La troisième entrée concerne les espaces neutralisés, reconnus comme ne relevant d’aucune souveraineté pleine et exclusive. Ces différentes interrogations conduisent à se pencher sur les processus et les modalités de l’appropriation des territoires lointains. À côté des conquêtes qui en sont forme la plus connue, il y a d’autres processus d’acquisition des territoires. Il nous faudra étudier les discours de revendications de certains territoires qui traversent l’histoire de la colonisation et des rivalités européennes. Nous ne pourrons alors faire l’économie d’un travail sur les frontières.

Acteurs et modalités de la diplomatie


Nous voudrions développer un thème de recherche portant davantage sur les cadres et les formes de la négociation internationale, plus que sur la transaction elle-même. Il s’agit de réfléchir aux différents types d’individus qui participent à l’activité des diplomates et aux conditions dans lesquelles ils remplissent leur mission. Une première série d’interrogation portera sur l’expertise et les compétences en diplomatie, pour voir comment cette activité mobilise les compétences de son temps pour les mettre au service des diplomates. L’activité diplomatique est marquée du sceau de l’irrégularité que nous chercherons à caractériser en fonction des négociations mais également des conditions techniques de l’époque. Enfin, nous chercherons à interroger la notion de puissance en nous portant notre attention sur les small states pour adopter un regard différencié sur la scène diplomatique en distinguant ce que l’on pourrait qualifier de « diplomatie de basse intensité » des grandes négociations.

Etat de guerre / Etat de paix


L’objectif général de ce thème est de réfléchir aux relations entre la guerre et la paix, en nous attachant à la manière dont elles s’organisent l’une par rapport à l’autre. Nous souhaitons dépasser la conception binaire de l’alternance de la guerre et de la paix pour nous intéresser aux transitions de l’une à l’autre en envisageant, les processus d’entrée en guerre à travers les discours, la cohérence chronologique entre le début « officiel » de la guerre et sa réalité, les paix précaires et les guerres non déclarées. L’état de guerre se caractérise par l’entrée en vigueur de règles dont les transgressions pour la période antérieure au XXe siècle peuvent faire l’objet d’un nouvel examen à travers leur inscription dans l’espace, la qualité des victimes ou encore à travers ses formes et ses modalités. Enfin, nous nous intéressons à la question de la défense de l’Europe de la fin de la Première Guerre mondiale à nos jours, aux projets d’organisation de la défense du continent notamment face aux nouvelles formes de conflictualités (terrorisme, piraterie). La notion de sécurité collective ainsi que les pratiques de médiation et les mécanismes de résolution des conflits sont des éléments forts de nos travaux.

Les coordinateurs de l'axe 2: