• Le 12 novembre 2021
    Campus Tertre
    Chateau du Tertre Salle 104 1er étage Université de Nantes Campus Tertre
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  • 14h


     

Abel Lobry BAGNON, doctorant en histoire contemporaine à l'Université de Nantes - CRHIA, sous la direction de Michel CATALA de l'Université de Nantes - CRHIA, et Aka KOUAME, de l'Univerité FHB d'Abidjan-Cocody, vous invite à sa soutenance de thèse portant sur le thème :
 

La présence militaire française à Djibouti, 1977 - 1994

Résumé :

En concluant avec la France une série d’accords de coopération et en acceptant la présence sur son territoire d’une importante force militaire française, dès son indépendance en 1977, la République de Djibouti choisit de maintenir avec la France des relations très privilégiées.
Cette étude tente de répondre à la question de l’intérêt pour la France de stationner ses forces armées sur un territoire particulièrement déshérité. Djibouti représente pour l’Armée française un extraordinaire champ de manoeuvre et un terrain d’entrainement irremplaçable. Nulle part ailleurs, en France métropolitaine ou même dans les DOM-TOM, l’Armée française ne peut trouver d’aussi vastes étendues désertiques en plaine et en montagne où les trois armées peuvent s’entrainer de façon coordonnée, et où il soit possible de procéder à des manoeuvres combinées avec des tirs réels. Les conditions climatiques particulièrement éprouvantes permettent d’aguerrir les personnels et de préparer, par le roulement, des unités métropolitaines à la réalisation de missions en zone tropicale, ce qui est important, compte tenu des responsabilités de la France sur le continent africain. Dans une région où les Soviétiques parviennent à s’installer à Dahlak, à Massawa, à Perim et à Socotra, Djibouti est pendant la guerre froide la seule base occidentale. Son port constitue un point d’appui essentiel sur une des voies maritimes les plus fréquentées du monde et à proximité du détroit de Bab el-Mandeb. La guerre du Golfe d’août 1990 à février 1991, l’opération des Nations Unies en Somalie et l’utilisation du port Djibouti comme escale principale du groupe aéronaval francais mettent en évidence son intérêt stratégique exceptionnel. La dissuasion contre toute agression extérieure est perçue comme l’aspect le plus important de la présence militaire française.


Composition du jury :

Rapporteurs :
  • Walter BRUYERES OSTELLS, Professeur IEP, Aix-en-Provence, directeur du MESOPOLHIS.
  • Marco WYSS, Director Centre for War and Diplomacy, Department of History, Lancaster University.
Examinateur : Vincent JOLY

Directeur de thèse : Michel CATALA, Université de Nantes
Co-directeur de thèse : Aka KOUAME, Université FHB d'Abidjan-Cocody