• Le 05 avril 2022 de 09:30 à 18:00
    Château des ducs de Bretagne Tour du Fer à Cheval
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  • 9h30 - 18h

António de Almeida Mendes, Maître de conférences en histoire moderne à Nantes Université - CRHIA, Krystel GUALDE, directrice scientifique du Château des ducs de Bretagne, et Ahmadou SEHOU, enseignant-chercheur en histoire politique et sociale à l’Université de Maroua, vous invitent à l'atelier :

Patrimoines et esclavage colonial (Europe-Afrique)

 

Cet atelier, organisé par le Musée d’histoire de Nantes et le CRHIA dans le cadre du projet SLAFNET (Slavery in Africa : a dialogue between Europe and Africa) et avec le concours du CIRESC, cherche à faire dialoguer sur le modèle d’échanges croisés des spécialistes de l’histoire de l’esclavage colonial (historiens, directeurs de musées, de centres d’archives, professionnels, etc.) autour d’actions patrimoniales en cours de réalisation ou mises en œuvre ces dernières années en Afrique et en Europe. Les débats les plus récents sur la place des esclaves africains et de leurs descendants dans les sociétés africaines et européennes, comme sur les pratiques et les représentations des sociétés d’esclavage, offrent de nouvelles perspectives pour penser la complexité des sociétés humaines, la mise en images et la mise en discours de rapports complexes de dépendance et de domination.  Comment l’esclavage est-il représenté dans les musées en Afrique et en Europe ? Comment sont pensés et nommés les esclaves ? Les images et les mots traduisent-ils le regard de ceux qui les montrent ? Décrivent-ils l’humanité qui est derrière l’image ? Interroger les héritages et les mémoires de l’esclavage colonial dans des contextes multiples pose enfin la question des demandes auxquelles les spécialistes doivent répondre mais également de leurs échos auprès d’un public de non spécialistes.

L’atelier se déroulera en parallèle de l’exposition L’abîme, Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage. Cet événement constitue le cadre idéal pour questionner des mémoires partagées entre l’Afrique et l’Europe qui, par bien des aspects, sont aussi des mémoires en errance.

Les rencontres seront réalisées sous la forme de tables-rondes.
 

Participants :

  1. Okoko Ashikoye
  2. António de Almeida Mendes, CRHIA Nantes Université
  3. Agnès Chablat-Beylot, Centre des Archives Diplomatiques de Nantes
  4. Marie-Pierre Ballarin, URMIS-IRD
  5. Krystel Gualdé, Musée d’Histoire de Nantes, Château des Ducs de Bretagne
  6. Saadu Rashid
  7. Ahmadou Sehou, CERPETA, Université de Maroua
  8. Jules Sinang, CERPETA, Université de Yaoundé I,
  9. Vijayalashmi Teelock
  10. William Tsaka
  11. Fatma Twahir, conservatrice en chef musée de Fort Jésus

    

Déroulé :

9h30-9h45 : Accueil-café

9h45-12h00 : Table-ronde 1 : “Des chiffres, des hommes et des images

Les esclaves ne sont plus aujourd’hui représentés comme des objets, de simples produits d’un système économique et social qui les transformaient en acteurs passifs et inanimés. Penser les esclaves comme des agents de l’histoire conduit à explorer les dimensions ‘humaines’ des expériences de l’esclavage, à produire de nouveaux discours sur les archives et les objets associés à cette histoire.

Avec António de Almeida Mendes, Agnès Chablat-Beylot, Klara Boyer-Rossol, William Tsaka, Okoko Ashikoye

12h00-14h00 : Déjeuner

14h00- 16h30 : Table-ronde 2 : “Recueillir, accueillir, et valoriser des mémoires en errance.”

L’esclavage est fait de relations sociales extrêmement complexes qui ne peuvent être réduites à des modèles théoriques. La mise en avant de la dimension sensible et intimiste de l’expérience des esclaves s’accompagne de nouvelles pratiques de mise en récit et de mise en images de l’histoire des esclavages.

Avec Jules Sinang, Ahmadou Sehou, Marie-Pierre Ballarin, Saadu Rachid, Fatma Twahir, Vitjaya Teelock,

16h45-17h45 : “Les images requestionnées de l’esclavage”

Krystel Gualdé proposera la lecture de quelques tableaux, présentés dans l’exposition temporaire “L’ Abîme, Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830”, afin de rendre visible les images de la violence ordinaire et de la complexité relationnelle des 18ème et 19ème siècles qui transparait dans la peinture française. L’intervention se tiendra dans les salles de l’exposition temporaire.

17h45-18h00 : Mot de clôture