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Soutenance de thèse de Patrick BOIVIN

Le 22 Novembre 2018 à 14:00

Axe 2 : RIVALITES ET ACCOMMODEMENTS : RELATIONS INTERNATIONALES, DIPLOMATIE ET GUERRE

Patrick BOIVIN, doctorant en histoire ancienne sous la direction d'Isabelle PIMOUGUET-PEDARROS, Professeure d'histoire ancienne au CRHIA (Université de Nantes), soutient sa thèse sur le thème :

Les traités grecs et romains de poliorcétique

(c. 360/355 av. J.-C. - c. 386 ap. J.-C.)

Etude d'une tradition littéraire et de son influence sur l'art de la guerre en Occident (de la chute de Constantinople à la crise de l'obus-torpille, 1453-1885)

Résumé :

Constituée en discipline autonome de l’art de la guerre dès la fin du Ve av. JC, la poliorcétique, qui apparait comme une pratique inséparable de la τέχνη, a suscité un travail de conceptualisation favorisant l’éclosion d’une littérature spécialisée. Ainsi, il n’y a rien de fortuit à ce que l’un des plus anciens traités militaires – Αἰνείου πολιορκητικά – lui ait été consacré. Daté du premier IVe av. JC, l’ouvrage d’Enée le Tacticien fut à l’origine d’une tradition littéraire qui se termina, sept siècles plus tard, avec l’Epitoma de Végèce. Riche de quatorze traités, ce legs du passé forme un corpus systémique : celui de la poliorcétique antique, objet de notre recherche, laquelle s’articule autour de trois problématiques.

La première ressortit aux tactiques des combattants ainsi qu’à leurs machines de guerre, thème principal de ces traités qui n’ignorent pas la fortification ; en ce domaine, Philon de Byzance fit œuvre de théoricien. En outre, nous avons brossé le portrait de ces écrivains qui formaient le corps des ingénieurs militaires.

En deuxième lieu, il nous a semblé important de mettre en exergue un autre aspect de ces textes. Ecrivant pour des magistrats civils et militaires, les auteurs de ces traités n’ont-ils pas cherché à leur donner une portée plus générale ainsi que le fit L’Anonyme du De rebus bellicis ? Même sous-jacente, la Res publica n’est jamais étrangère à leurs écrits qui ne méconnaissent pas non plus le gouvernement des hommes. Une qualité qui leur confère un caractère universel et intemporel. Sans cette vertu, ces traités eussent-ils été repris comme ils le furent à la Renaissance ? Le Prince et L’Art de la guerre n’étaient-ils pas déjà en devenir dans ces textes ?

Enfin, il fallait mettre en évidence l’influence de l’Antiquité sur la théorisation de la guerre de siège en Occident. Il suffit de rappeler, à cet égard, que dans la France du XIXe, les techniques poliorcétiques des Anciens furent érigées en modèle dans le cadre d’un enseignement théorique.

Jury :

  • Nicolas FAUCHERRE, Université d'Aix Marseille
  • Claire BALANDIER, Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse
  • Jean-Pierre BOIS, Université de Nantes
  • Jérôme WILGAUX, Université de Nantes
  • Joëlle NAPOLI, Université du Littoral

Lieu : Université de Nantes - Campus Tertre - Bâtiment Censive - salle C 248 - Chemin de la Censive du Tertre - 44312 NANTES
Partenaire : Ecole doctorale STT
Contact : Patrick BOIVIN : patrick.boivin@etu.univ-nantes.fr