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Peuples en vitrine. Une approche comparée du montrer/cacher

Du 22 Juin 2017 à 14:00 au 23 Juin 2017 à 13:00

Axe 3 : DYNAMIQUE DES ALTERITES : REPRESENTATIONS ET GOUVERNEMENT DES GROUPES CULTURELS ET RELIGIEUX

Françoise MARTINEZ, Professeure de civilisation latino-américaine au CRHIA (Université de La Rochelle), et Charles ILLOUZ, Professeur d'anthropologie au CRHIA (Université de La Rochelle), organisent des journées d'études sur le thème :

Peuples en vitrine

Une approche comparée du montrer/cacher

En quoi consiste le projet dissimulé d’une exposition ? Offrir à comtempler consiste-t-il aussi à détourner le regard de l’obscène, dont l’obscaenus latin résiste même au dévoilement étymologique. Peut-être « ce qui vient à gauche » (scaevus), hors du champ du regard, de fort mauvais augure. L’objet exposé projette des ombres auxquelles le regard ne s’attache pas… Qu’en pensent les historiens, les anthropologues ou les sociologues ?

Réfléchir aux modalités de présentation, d’exhibition de soi et des autres, aux mises en scène des individus et des peuples doit permettre d’approcher sous un jour nouveau les façons dont furent pensées des identités ou des altérités culturelles. Ces efforts d’exhibition des peuples s’appuyèrent d’abord sur des objets spécifiques (emblèmes, monuments, œuvres d’art ou objets d’apparence plus quotidienne). Mais parce qu'ils visaient à faire sens pour leurs contemporains et pour la postérité, ils suivirent diverses modalités de "mises en scène" au service de l'idéologie du moment et de la perception de ce qui devait/pouvait être montré. Ainsi, montrer consistait en même temps à cacher. Au-delà des emblèmes de la souveraineté ostensiblement exposées, des héros costumés présentés sur toutes sortes d’estrades commémoratives et des vitrines les plus diverses déployées dans l’espace patrimonial, opèrent des rapports sociaux coloniaux ou postcoloniaux soustraits aux regards.

Cette journée d’étude propose d’interroger ces choix et leurs implications à partir d’expériences nationales ou de revendications autochtones, en les comparant, de façon à mettre au jour des typologies, des modalités, des dynamiques de mise en scène de soi et des autres. Elle permettra d’apprécier ce mouvement de « mise en vitrine » qui articule exhibition et occultation, ostentation et refoulement… Qui décide d’exposer quoi, quelles composantes de groupes humains, où, quand et comment ? Comment, en effet, se décide ce qui est digne ou non d’être muséographié ou consolidé en monument patrimonial ? Quelle stratégie discursive favorise l’accès à la reconnaissance ostentatoire du national ou en tait la possibilité ? Comment la création des conditions ostensibles de la dignité nationale consiste à repousser dans l’angle mort des insignifiances les formes persistantes de cultures éparses ? L’approche comparative, qui entendra historiens, anthropologues et muséologues, permettra de mettre à l’épreuve les catégories proposées par les contributeurs et d’en discuter les caractères originaux.

Consulter le programme


Lieu : Université de La Rochelle, UFR FLASH, salle du conseil, 1 parvis Fernand Braudel, 17042 LA ROCHELLE Cedex 1
Partenaire : Museum d’Histoire Naturelle – La Rochelle, Centre Intermondes
Contact : F. MARTINEZ : francoise.martinez@univ-lr.fr